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title: "Utilisation"
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description: "Le plan de travail, la grille au clavier et ses raccourcis, la liaison des documents, les journaux et le transfert en comptabilité."
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# Utilisation

## Le plan de travail

Le menu **capcompta** ouvre le plan de travail. C'est une interface unique : vous
passez d'un écran à l'autre sans jamais recharger la page, et sans perdre ce que vous
aviez à l'écran.

Le menu de gauche donne accès aux écrans livrés :

| Entrée de menu | Ce qu'elle ouvre |
|---|---|
| Plan de travail | Le tableau de bord |
| Liaison | La liaison des ventes, des achats et des notes de frais |
| Journaux et transfert | La prévisualisation et le transfert en comptabilité |
| Grand livre | Les écritures, en liste ou compte par compte |
| Balance | Les soldes, regroupés par classe |
| Plan de révision | Vos comptes un par un, comparés à l'an dernier, avec ce que vous avez déjà revu |
| Écritures diverses | La saisie au kilomètre des écritures qui ne viennent d'aucun document |
| Balance d'ouverture | La reprise de la balance d'un autre logiciel, collée depuis un tableur |
| Exports | La production du fichier des écritures comptables (FEC) |
| Mise en service | Le diagnostic de l'installation comptable |

Chaque entrée n'apparaît que si vous avez le droit comptable correspondant.

Si l'option correspondante est active, le plan de travail s'ouvre en plein écran, sans
le bandeau ni le menu de Dolibarr. La bascule reste accessible depuis l'interface.

### La période de travail

Une période de travail est commune à tous les écrans : vous la fixez une fois, elle
suit partout. Elle est conservée quand vous changez d'écran, et elle est encore là
après un rechargement du navigateur.

Il en va de même pour vos filtres, votre tri, la largeur de vos colonnes et votre
position de défilement. Vous pouvez quitter un écran au milieu d'une liste de six cents
lignes et y revenir exactement au même endroit.

## Le tableau de bord

Le tableau de bord n'accepte aucune saisie. Il ne contient que des compteurs, et chaque
compteur est un lien vers l'écran déjà filtré sur le travail correspondant :

* les lignes de vente qui restent à lier ;
* les lignes d'achat qui restent à lier ;
* les lignes de notes de frais qui restent à lier ;
* les lignes liées mais pas encore transférées en comptabilité, par journal ;
* la période de travail courante et l'état de l'exercice.

![Tableau de bord de capcompta avec les compteurs de lignes à lier et à transférer](screenshots/tableau-de-bord.webp)

Un onglet de liaison disparaît si le module Dolibarr qui l'alimente est désactivé : pas
d'onglet Notes de frais si le module de notes de frais est éteint, par exemple.

## La grille au clavier

Tous les écrans de capcompta utilisent la même grille, avec les mêmes touches. Ce qui
suit est donc à apprendre une seule fois.

### Le focus

Le focus porte sur une **cellule**, pas sur une ligne. La ligne où vous êtes est
surlignée sur toute sa largeur, et la cellule où vous êtes porte un contour net. Vous
savez donc toujours ce que la prochaine frappe va modifier.

### Les touches

| Touche | Effet |
|---|---|
| Flèches | Déplacent le focus d'une cellule |
| `Tab` / `Maj+Tab` | Valide la cellule et passe à la suivante ou à la précédente ; passe à la ligne suivante en fin de ligne |
| `Entrée` | Valide la cellule et descend d'une ligne, même colonne |
| `Échap` | Annule l'édition en cours et restaure la valeur d'origine |
| `Début` / `Fin` | Première ou dernière cellule de la ligne |
| `Ctrl+Début` / `Ctrl+Fin` | Première ou dernière ligne |
| `Page haut` / `Page bas` | Défilement d'un écran |
| `Espace` | Coche ou décoche la ligne |
| `Maj+clic` ou `Maj+flèches` | Étend la sélection |
| `Ctrl+A` | Sélectionne toutes les lignes du filtre courant |
| `Ctrl+D` | Duplique la ligne précédente (grilles de saisie) |
| `Ctrl+Suppr` | Retire la ligne (grilles de saisie) |

`Ctrl+A` sélectionne toutes les lignes du **filtre courant**, pas seulement celles qui
sont affichées à l'écran. Si votre filtre porte sur quatre cents lignes, la sélection
en compte quatre cents, et le pied de grille vous le dit.

`Ctrl+D` et `Ctrl+Suppr` ne servent que dans la grille de saisie des écritures
diverses : ailleurs, il n'y a pas de ligne à ajouter ni à retirer.

### Saisir dans une cellule

Il n'y a pas d'étape "entrer en édition" : **la saisie commence dès que vous tapez un
caractère** sur une cellule modifiable. La valeur d'origine est conservée tant que vous
n'avez pas validé, ce qui permet à `Échap` de la restaurer telle quelle.

Quand vous validez une cellule, la modification part au serveur et la ligne est marquée
en attente. En cas d'échec, trois choses se produisent ensemble : la valeur d'origine
est remise, la ligne est marquée en erreur, et le message du serveur s'affiche **sur la
ligne**. Il ne s'agit pas d'une notification qui disparaît au bout de quelques secondes :
le message reste tant que vous n'avez pas traité la ligne.

### Saisir un compte comptable

Les comptes se saisissent par leur numéro, jamais dans une liste déroulante à
parcourir : vous tapez `401`, la liste se réduit ; `4011`, elle s'affine encore. La
première proposition est présélectionnée, `Entrée` l'accepte. Dans une grille de
saisie, `Tab` l'accepte aussi et vous fait passer à la colonne suivante de la même
ligne. Le libellé du compte s'affiche à côté du numéro, il ne le remplace pas.

### Le pied de grille

Le pied de grille est toujours présent et toujours à jour, à la frappe près :

* le nombre de lignes correspondant au filtre courant ;
* le nombre de lignes sélectionnées ;
* le total débit, le total crédit et le solde ;
* l'indicateur d'équilibre, sur les écrans où il a un sens.

Un déséquilibre se voit **pendant** le travail, pas dans un message d'erreur après
coup.

Le nombre de lignes affiché est le total réel côté serveur. La grille charge par
tranches au fil du défilement, mais elle ne tronque jamais un résultat en silence : ce
que le pied annonce est ce que le filtre contient.

## Lier les documents aux comptes comptables

C'est l'écran du quotidien. Ouvrez **Liaison** dans le plan de travail.

Trois onglets : **Ventes**, **Achats**, **Notes de frais**. C'est la même grille et les
mêmes touches dans les trois.

Les colonnes sont : la date, la référence du document, le tiers, la désignation de la
ligne, le montant hors taxes, le taux de TVA, le **compte proposé** et le **compte
retenu**.

![Écran de liaison, onglet Ventes, avec les colonnes compte proposé et compte retenu et le pied de totaux](screenshots/liaison-ventes.webp)

### Le compte proposé

La proposition vient du moteur de suggestion natif de Dolibarr : c'est exactement le
même calcul que celui de l'écran natif de liaison, y compris les règles ajoutées par
d'éventuels modules tiers installés chez vous. capcompta ne recalcule rien de son côté.

Une proposition sans ambiguïté s'accepte d'une seule frappe. Comme `Entrée` accepte
puis descend d'une ligne, vous validez une page entière en gardant la touche enfoncée.

### Le compte retenu

La colonne **Compte retenu** est modifiable, à la saisie du numéro. C'est elle qui fait
foi : tant qu'elle est vide, la ligne reste à lier.

### Traiter plusieurs lignes d'un coup

Sélectionnez les lignes avec `Espace`, `Maj+flèches` ou `Ctrl+A`, puis affectez le
compte à tout le lot, toujours au clavier. Le compte-rendu vous indique le nombre de
lignes liées et, s'il y en a, le nombre de lignes en erreur.

### Mémoriser le compte

Si l'option correspondante est active, capcompta vous propose, après une liaison,
d'inscrire le compte retenu comme compte par défaut du produit ou du tiers.

C'est le geste qui rend le travail décroissant : la fois suivante, les lignes de ce
produit arriveront déjà avec la bonne proposition. Le compte est écrit dans le champ de
compte de vente ou de compte d'achat de la fiche produit, celui-là même que le moteur
de suggestion relit.

### Revenir sur une affectation

Un filtre permanent bascule la grille entre **Reste à lier** et **Déjà lié**. Le second
sert à corriger : vous retrouvez les lignes déjà traitées et vous pouvez changer le
compte retenu, tant que la ligne n'a pas été transférée en comptabilité.

## Journaux et transfert

Ouvrez **Journaux et transfert**. Le principe est en trois temps : on choisit, on
regarde, puis seulement on transfère.

### 1. Choisir

Sélectionnez un journal et une période.

Les journaux de **vente**, d'**achat**, de **banque**, de **notes de frais** et
d'**opérations diverses** sont transférables depuis capcompta. Le journal
d'**à-nouveaux** n'a pas de bouton de transfert : il n'y a aucun document à transférer.
C'est la **clôture d'exercice** qui l'alimente, en écrivant l'OD de résultat et les
à-nouveaux de l'exercice suivant (voir la section Clôturer un exercice). L'écran vous le
dit sur le journal concerné, au lieu de laisser un bouton échouer.

Le journal de **banque** mérite une mention : c'est lui qui porte les **règlements** sur
le compte des tiers. Tant qu'il n'est pas transféré, le compte d'un client ne montre que
ses factures, et il n'y a rien à lettrer.

### 2. Prévisualiser

La prévisualisation affiche les écritures **telles qu'elles seront créées**, avec le
total par journal et le contrôle d'équilibre. C'est une lecture : rien n'est encore
écrit en comptabilité.

![Prévisualisation d'un transfert de journal avec les écritures attendues et le contrôle d'équilibre](screenshots/journal-previsualisation.webp)

Les anomalies bloquantes sont listées avant le transfert, et chacune renvoie à la ligne
fautive :

| Anomalie | Ce qu'il faut corriger |
|---|---|
| Compte comptable manquant | La ligne n'a pas de compte retenu : retournez la lier |
| Compte auxiliaire manquant sur le tiers | Le tiers n'a pas de compte auxiliaire renseigné sur sa fiche |
| Montant nul | La ligne n'a pas de montant à comptabiliser |
| Journal déséquilibré | Le total débit et le total crédit du journal ne coïncident pas |
| Compte bancaire sans numéro de compte comptable | Renseignez le compte comptable sur la fiche du compte bancaire |
| Opération non identifiée, compte d'attente | Signalé sans bloquer : l'opération partira au compte d'attente, comme sur l'écran natif |

Tant qu'il reste une anomalie bloquante, le transfert est refusé et vous le dit
explicitement.

### 3. Transférer

Le transfert appelle le moteur natif : les écritures créées sont exactement celles que
Dolibarr aurait créées depuis son propre écran de transfert.

Le compte-rendu distingue trois catégories :

* les écritures **créées** ;
* les écritures **ignorées** parce qu'elles étaient déjà présentes en comptabilité ;
* les **erreurs**, détaillées ligne par ligne.

Le deuxième cas est normal et attendu : il vous permet de relancer un transfert sur une
période déjà partiellement traitée sans créer de doublon.

Un même journal sur une même période ne peut pas être transféré deux fois en même
temps. Si une autre personne, ou un second onglet du navigateur, a lancé le transfert
avant vous, capcompta vous demande de réessayer dans un instant plutôt que de risquer
une double écriture.

## La balance

Ouvrez **Balance**. Vous y trouvez un compte par ligne, avec son total débit, son total
crédit et son solde, sur la période de travail.

Les comptes sont **regroupés par classe** : classe 4 pour les comptes de tiers, classe 6
pour les charges, classe 7 pour les produits, et ainsi de suite. `Entrée` sur une ligne
de classe la replie ou la déplie ; `F3` replie ou déplie toutes les classes d'un coup.
Le curseur ne bouge pas, vous pouvez donc parcourir un plan comptable entier sans jamais
perdre votre place.

### Ce que la balance contient, et ce qu'elle ne contient pas

La balance est **construite sur le grand livre**. Un compte sans aucune écriture sur la
période n'a donc rien à y montrer : seuls les comptes mouvementés y figurent, et l'écran
vous le rappelle en pied.

Ce que vous pouvez masquer, en revanche, ce sont les comptes **soldés**, ceux dont le
débit et le crédit se compensent exactement. `F4` les masque et vous dit combien il en a
mis de côté. Le total du pied suit ce que vous voyez : masquer un compte soldé retire
autant de débit que de crédit, l'équilibre reste donc vrai.

### Les filtres

| Filtre | Ce qu'il fait |
|---|---|
| Balance auxiliaire (`F2`) | Une ligne par compte de tiers, au lieu d'une ligne par compte général |
| Comptes de ... à ... | Une plage de comptes, bornes comprises avec toute leur descendance : de `401` à `411` inclut bien tous les `411xxx` |
| Journal | N'agrège que les écritures d'un journal |
| Du / Au | La période de travail, commune à tous les écrans |
| Validation (`F6`) | Toutes les écritures, seulement les validées, ou seulement les non validées |

### Ouvrir le grand livre d'un compte

`Entrée` sur une ligne de compte ouvre son **grand livre**, déjà filtré sur ce compte et
sur la même période. Quand vous revenez à la balance, vous retrouvez la ligne que vous
aviez quittée, pas le haut de la liste.

## Le grand livre

Ouvrez **Grand livre**. L'écran a deux modes, et c'est le second qui compte au quotidien.

### Mode Liste

Toutes les écritures de la période, dans l'ordre des dates. C'est le mode de recherche :
vous cherchez une pièce, un libellé, un tiers, et vous la trouvez.

### Chercher par montant

C'est souvent la seule chose dont vous vous souvenez : le montant. Pas la date, pas le
journal, pas le compte -- si vous les connaissiez, vous ne chercheriez pas.

Le champ **Montant**, à droite de la recherche, est fait pour cela. Tapez votre filtre et
validez par `Entrée`. Depuis la grille, `/` amène à la recherche et `Tab` au montant.

**La virgule et le point sont interchangeables.** `16,6` et `16.6` trouvent la même
écriture. C'est délibéré : la virgule vient de votre pavé numérique, le point d'un tableur
ou d'un relevé bancaire, et vous passez de l'une à l'autre sans y penser. Les espaces des
milliers sont acceptés aussi, dans les deux conventions : `1 234,56` comme `1,234.56`.

**Vous pouvez encadrer** :

| Ce que vous tapez | Ce que vous obtenez |
|---|---|
| `16,6` ou `16.6` | les écritures de 16,60 exactement |
| `>100` | les écritures de plus de 100,00 |
| `>=100` | 100,00 compris |
| `<50` | les écritures de moins de 50,00 |
| `<=50` | 50,00 compris |

Le filtre regarde le montant de la ligne, qu'il soit au débit ou au crédit. Une écriture
de 150,00 au crédit est donc trouvée par `>100`, et n'est pas trouvée par `<50` -- ce qui
paraît évident, et l'est beaucoup moins à programmer qu'à lire.

Comme partout ailleurs, le pied de grille suit : le nombre d'écritures, les totaux et le
solde décrivent ce que le filtre a retenu, jamais ce qui est affiché à l'écran.

Si votre filtre n'est pas lisible, capcompta vous le dit et ne filtre rien plutôt que de
vous montrer un grand livre entier en vous laissant croire que votre écriture n'existe
pas.

### Mode Par compte

Un seul compte à la fois, avec son **solde progressif** : chaque ligne porte le cumul des
écritures affichées jusqu'à elle. C'est ce que vous lisez en descendant la colonne pour
comprendre comment un compte en est arrivé là.

Le solde progressif reste juste quand vous faites défiler : il n'est pas recalculé à
partir de ce que l'écran a sous la main, il est repris du serveur à chaque tranche. Vous
pouvez donc descendre dans un compte de plusieurs milliers de lignes, la dernière ligne
affiche bien le solde du compte, celui du pied d'écran.

`F2` bascule d'un mode à l'autre. `F3` place le curseur dans le champ **Compte**, où
vous saisissez le numéro comme partout ailleurs : `411`, la liste se réduit, `Entrée`
accepte. Depuis le mode Liste, `F7` ouvre directement le compte de la ligne où vous êtes.

### Les colonnes

Date, journal, pièce, compte, compte auxiliaire, libellé, débit, crédit, et, en mode Par
compte, le solde progressif. Une colonne **Lettre** s'ajoute si le lettrage est activé
dans Dolibarr, et le volet de lettrage l'écrit sous vos yeux (voir plus bas).

La dernière colonne porte l'**état** de l'écriture : ouverte, validée ou exportée. Une
écriture validée ou exportée est figée, ici comme ailleurs.

### Remonter à la pièce d'origine

C'est le geste qui fait gagner le plus de temps : `Entrée` sur une écriture ouvre la
**pièce dont elle provient** dans un nouvel onglet, qu'il s'agisse d'une facture client,
d'une facture fournisseur, d'une note de frais, d'une ligne de banque ou d'une
immobilisation. `F8` ouvre l'écriture comptable elle-même.

Un nouvel onglet, et pas la fenêtre courante : vous ne perdez pas l'écran que vous êtes
en train de lire, et vous revenez à votre ligne en fermant l'onglet.

Certaines écritures ne renvoient à aucune pièce, parce qu'elles ont été saisies à la main
ou importées. L'écran vous le dit au lieu de ne rien faire.

Si rien ne s'ouvre, c'est que votre navigateur bloque les fenêtres surgissantes pour
votre Dolibarr : autorisez-les pour ce site.

## Le lettrage

Le lettrage rapproche une facture de son règlement. Il n'a de sens que sur un **compte
auxiliaire**, c'est-à-dire le compte d'un tiers : c'est là que se répondent ce qui a été
facturé et ce qui a été encaissé.

Pour y arriver : ouvrez la **balance**, passez en mode auxiliaire avec `F2`, placez-vous
sur le tiers et faites `Entrée`. Le grand livre s'ouvre sur ce tiers, et le **volet de
lettrage** apparaît sur la moitié droite de l'écran. Vous pouvez aussi saisir le compte
auxiliaire directement dans le champ **Auxiliaire** du grand livre.

### Le volet

Les débits d'un côté, les crédits de l'autre. La touche `l` donne le clavier au volet,
`Échap` le rend à la grille.

| Touche | Effet |
|---|---|
| Flèches haut et bas | Se déplacer dans une colonne |
| Flèches gauche et droite | Passer d'une colonne à l'autre |
| `Espace` | Cocher ou décocher une ligne |
| `Entrée` | Lettrer la sélection |
| `Suppr` | Délettrer la sélection |
| `F10` | Lettrage automatique du compte |
| `Échap` | Vider la sélection, puis rendre le clavier à la grille |

Le bas du volet affiche en permanence le nombre de lignes cochées, leur total au débit,
leur total au crédit et **l'écart** entre les deux. Juste à côté, l'écran écrit ce que
fera `Entrée` : c'est l'écart qui décide.

### Lettrage complet et lettrage partiel

Quand l'écart est **nul**, `Entrée` pose un lettrage **complet** : le groupe est soldé,
son code est en majuscules (`AAA`, `AAB`, ...).

Quand l'écart n'est **pas nul** -- un acompte, un règlement partiel, un solde arrondi
qui arrivera plus tard --, `Entrée` pose un lettrage **partiel** : le groupe reste
ouvert et son code est en minuscules (`aaa`, `aab`, ...). C'est la convention de
Dolibarr lui-même, et elle est lisible par les écrans natifs comme par les versions
suivantes du logiciel.

Le volet liste les groupes du compte sous les deux colonnes, chacun avec son état :
**soldé**, ou **reste** tant de montant. C'est le montant qui décide de cet état, jamais
la casse du code.

Le jour où le solde arrive, sélectionnez tout le groupe et le règlement qui manquait,
puis `Entrée` : le code partiel laisse la place à un code définitif.

### Lettrage automatique

`F10` demande à Dolibarr de rapprocher tout seul ce qu'il sait rapprocher sur ce compte :
il suit les liens entre les factures et leurs paiements. C'est le même moteur que le
bouton "Lettrage automatique" des écrans natifs.

Si votre Dolibarr est réglé pour lettrer automatiquement au moment du transfert
(option **Activer le lettrage automatique lors du transfert en comptabilité**), les
règlements transférés depuis capcompta sont déjà lettrés en arrivant.

### Ce que le lettrage ne bloque pas

Poser ou retirer un code de lettrage reste possible sur une écriture **validée ou
exportée**. C'est volontaire : on exporte une période, puis le règlement arrive, et
refuser le lettrage rendrait le module inutilisable sur tout exercice déjà sorti. Le
code de lettrage n'est pas une modification de l'écriture elle-même -- ni son montant,
ni son compte, ni sa date ne bougent.

En revanche, une sélection ne peut pas mélanger **deux comptes auxiliaires** : lettrer
ensemble le règlement d'un client et celui d'un fournisseur n'aurait aucun sens, et
capcompta le refuse même là où le moteur natif l'accepterait.

## Les écritures diverses

Ouvrez **Écritures diverses**. C'est la grille de saisie au kilomètre, pour tout ce qui
ne vient pas d'un document : opérations diverses, à-nouveaux, écritures de paie,
corrections.

### Un lot, un mouvement

Un lot de saisie est **un mouvement comptable** : ses lignes partagent le même journal,
la même date de pièce et la même référence. Ces trois valeurs sont en haut de l'écran,
au-dessus de la grille : vous les saisissez une fois, elles s'appliquent à toutes les
lignes.

Le journal proposé est un journal d'**opérations diverses** ou d'**à-nouveaux**. Les
autres ne sont pas offerts, et c'est volontaire : une ligne tapée à la main dans un
journal de vente ne correspondrait à aucune facture, le transfert ne la reconnaîtrait
jamais, et la facture qu'elle semble décrire continuerait d'apparaître comme restant à
transférer. `F2` passe au journal suivant.

### Saisir une ligne

Chaque ligne porte un compte, un compte auxiliaire facultatif, un libellé, et un montant
au débit **ou** au crédit -- jamais les deux.

`Tab` avance dans la ligne, colonne après colonne. Sur la colonne Compte, tapez le
numéro : la liste se réduit à la frappe et `Tab` accepte la proposition présélectionnée
tout en passant à la colonne suivante. Vous ne quittez donc jamais la ligne que vous êtes
en train d'écrire.

`Entrée` termine la ligne et repart au début de la suivante, sur la colonne Compte.

### La contrepartie proposée

Quand vous terminez la dernière ligne d'un lot qui n'est pas encore équilibré, la ligne
suivante s'ouvre avec **le montant qui l'équilibrerait**, du bon côté. Vous n'avez plus
qu'à saisir le compte.

Ce n'est qu'une proposition : écrasez-la si le règlement est partiel, tapez autre chose,
la ligne suivante recalculera ce qui reste. C'est le cas courant d'un acompte : 300 au
débit, 100 au crédit, et la ligne d'après vous propose les 200 restants.

### L'équilibre est visible en permanence

Le pied d'écran affiche le total débit, le total crédit et l'écart à chaque frappe. Tant
que le lot n'est pas équilibré, il dit **ce qui manque** et de combien, et la validation
est impossible -- ni par le bouton, ni par le raccourci.

### Les autres touches

| Touche | Effet |
|---|---|
| `F7` | Ajoute une ligne au lot |
| `Ctrl+D` | Duplique la ligne précédente, juste en dessous du curseur |
| `Ctrl+Suppr` | Retire la ligne où vous êtes |
| `Ctrl+S` | Valide le lot et l'écrit au grand livre |
| `Échap` | Quitte la grille pour revenir aux champs de l'en-tête |

### Votre saisie ne se perd pas

Le lot en cours est conservé : allez vérifier un solde sur la balance, revenez, il est
toujours là, référence et lignes comprises. Il n'est effacé qu'une fois écrit au grand
livre, ou si vous demandez explicitement **Vider le brouillon**.

Après une validation, l'écran vous dit quel numéro de mouvement a été écrit et combien
de lignes il porte, puis rend une grille neuve pour le lot suivant.

### Corriger ou supprimer une écriture

Depuis le grand livre, `Entrée` sur une écriture que vous avez saisie à la main la
rouvre dans cet écran. Vous la modifiez comme vous l'avez écrite, et
**Enregistrer la correction** remplace le mouvement en gardant son numéro de pièce. Le
contrôle d'équilibre s'applique de la même façon : un mouvement corrigé reste équilibré.

**Supprimer le mouvement** l'efface en entier, après une confirmation. La suppression
porte toujours sur le mouvement complet et jamais sur une seule de ses lignes : retirer
une ligne d'une paire laisserait le grand livre déséquilibré sans que rien ne le signale.

Si vous avez un lot en cours de frappe, l'écran ne l'écrase pas : il vous le dit et vous
laisse le valider ou le vider avant d'ouvrir le mouvement demandé.

Trois situations empêchent la correction, et l'écran dit laquelle :

* l'écriture est **validée ou exportée** : elle est figée ;
* l'écriture porte un **code de lettrage** : délettrez-la d'abord depuis le grand livre,
  sans quoi le groupe de lettrage perdrait la moitié de ses membres ;
* l'écriture vient d'un **transfert de document** : elle répond d'une facture, et se
  corrige en reprenant cette facture puis en retransférant son journal.

## Exporter la comptabilité

Ouvrez **Exports**. Cet écran produit le **FEC**, le fichier des écritures comptables
que réclament l'expert-comptable et l'administration fiscale.

### Choisir ce qui part

Trois réglages, en haut de l'écran :

* la **période**, obligatoire. Un FEC porte toujours sur des dates précises ; sans
  bornes, l'export emporterait tout l'historique et l'écran refuse de le produire ;
* le **journal**, facultatif. Par défaut, tous les journaux : c'est ce qu'un FEC
  complet demande ;
* le **format**. Deux modèles sont proposés, et ils ne diffèrent que par deux colonnes
  du fichier. **Export FEC** met la date de la pièce dans `EcritureDate` et la date
  d'enregistrement dans `PieceDate` ; **Export FEC (avec dates inversées)** fait le
  contraire. Si votre cabinet n'a pas exprimé de préférence, gardez celui que Dolibarr
  propose par défaut. En cas de rejet portant sur les dates, essayez l'autre.

### La case qui verrouille, et pourquoi elle est décochée

La case **Verrouiller les écritures après cet export** est **décochée au départ**, et
c'est délibéré.

Tant qu'elle est décochée, produire un fichier ne change **rien** dans votre
comptabilité. Vous pouvez l'exporter autant de fois qu'il le faut : envoyer un premier
FEC à l'expert-comptable, recevoir ses retraitements, corriger vos écritures, et
recommencer. C'est le déroulement habituel d'une fin d'exercice.

Cochez-la seulement quand les chiffres sont **définitifs**. Les écritures exportées
deviennent alors immuables : elles ne peuvent plus être ni corrigées ni supprimées
depuis l'écran de saisie, qui vous le dira si vous essayez de les rouvrir. capcompta ne
sait pas défaire ce verrouillage.

Cochée, la case change le bandeau au-dessus de la grille : il annonce le **nombre exact**
d'écritures qui seront verrouillées, avant que le fichier ne soit produit. Et comme
l'opération est irréversible, une confirmation vous est demandée -- la seule de cet
écran.

### Ce qui bloque un export

Avant de produire quoi que ce soit, capcompta contrôle la sélection. Deux anomalies
arrêtent l'export, parce qu'elles rendraient le **fichier** invalide :

* une **pièce déséquilibrée**, dont le total des débits ne correspond pas au total des
  crédits. Le contrôle du FEC la refuserait, mais bien plus tard, quand l'exercice sera
  clos ;
* une **tabulation ou un saut de ligne** dans une référence de pièce ou un libellé de
  compte. Le FEC sépare ses colonnes par des tabulations : un seul de ces caractères
  décale toute la ligne, et le fichier devient illisible sans que rien ne le signale.

Dans les deux cas, le message nomme la pièce concernée, et le bouton reste inerte tant
que le problème n'est pas corrigé.

D'autres constats sont affichés sans bloquer, à titre d'information : lignes à montant
nul (le format FEC les écarte, votre fichier aura donc moins de lignes que la balance),
écritures non validées, comptes auxiliaires sans libellé, écritures déjà exportées.

### Produire le fichier

`Ctrl+S` ou le bouton **Produire le fichier**. Le téléchargement démarre, sous le nom
que l'administration attend. Le compte rendu reste affiché en bas de l'écran : il
rappelle le nom du fichier, le nombre de lignes exportées, et surtout si des écritures
ont été verrouillées ou non.

La grille du bas liste les **exports déjà réalisés** : la date, le nombre d'écritures
et la période couverte. Elle ne montre que les exports qui ont verrouillé quelque chose,
puisque c'est la seule trace qu'un export laisse en comptabilité. Un export produit sans
verrouillage ne laisse volontairement aucune marque.

## Le paramétrage comptable

Ouvrez **Paramétrage**. Cet écran règle la comptabilité elle-même : le plan comptable,
les journaux, les comptes proposés par défaut, les options du module et les exercices.

**Ce que vous réglez ici est vu par Dolibarr, et réciproquement.** capcompta écrit dans
les mêmes réglages que les écrans natifs ; il n'en tient pas une copie de son côté. Vous
pouvez donc passer de l'un à l'autre sans jamais vous demander lequel fait autorité.

Cinq volets, que vous parcourez avec `Ctrl + flèche gauche` et `Ctrl + flèche droite`.

### Le plan comptable

Une grille comme les autres. Tapez un numéro ou un mot du libellé dans la recherche, et
la liste se réduit. Vous pouvez aussi n'afficher que les comptes actifs, que les
inactifs, ou une seule classe.

Sur une ligne :

* `Entrée` ouvre la cellule, vous tapez, `Entrée` valide. Le **libellé** se corrige ainsi,
  sans quitter la grille ;
* la **barre d'espace** active ou désactive le compte. Un compte désactivé n'est plus
  proposé nulle part, mais ses écritures restent lisibles et le geste se défait avec la
  même touche ;
* la colonne **Groupe de restitution** se choisit dans une liste. Un compte n'appartient
  qu'à un seul groupe : en choisir un nouveau **déplace** le compte.

Pour **créer** un compte, la ligne au-dessus de la grille : numéro, libellé, `Entrée`.
Le curseur revient sur le numéro, prêt pour le suivant : on ouvre un plan de dix comptes
sans jamais toucher la souris.

**Les zéros à droite sont retirés**, comme le fait Dolibarr : taper `401000` crée le
compte `401`. C'est le même compte, et le grand livre l'affichera complété à la longueur
que vous avez réglée dans les options. Si vous tenez aux zéros, l'option *Conserver les
zéros à droite des numéros de compte* les garde tels quels.

**Deux refus que vous rencontrerez, et qui protègent vos écritures :**

* un **numéro déjà pris** est refusé. Deux comptes portant le même numéro rendraient tout
  report ambigu ;
* le **numéro d'un compte qui porte déjà des écritures ne peut plus changer**. Le grand
  livre recopie le numéro sous forme de texte au moment où il écrit : le renuméroter
  laisserait ces écritures pointer vers un compte qui n'existe plus, sans aucun message.
  Le libellé, lui, reste modifiable -- corriger une faute de frappe ne casse rien.

capcompta ne **supprime** aucun compte. La désactivation répond au même besoin, se défait,
et ne laisse jamais une écriture orpheline. Si vous tenez à supprimer, l'écran natif le
permet toujours.

### Les journaux

Même fonctionnement : `Entrée` corrige le libellé ou le code, la barre d'espace active ou
désactive, et la ligne du haut en crée un nouveau.

La grille affiche pour chaque journal le **nombre d'écritures** qu'il porte. C'est ce
nombre qui décide si son **code** peut encore changer : dès qu'il y a une écriture, le
code est figé, pour la même raison que le numéro d'un compte.

La **nature** dit à quoi sert le journal : opérations diverses, ventes, achats, banque,
notes de frais, à-nouveaux. Elle décide de la façon dont le journal est transféré, et de
son apparition ou non dans l'écran de saisie.

### Les comptes par défaut

Ce sont les comptes que capcompta propose tout seul quand vous liez un document : compte
client, compte fournisseur, produits vendus, TVA collectée, compte d'attente, et ainsi de
suite. Ils sont exactement ceux de l'écran natif. S'y ajoutent les deux **comptes de
résultat** (bénéfice, perte) que la clôture d'exercice utilise pour son OD de résultat --
ce sont les réglages de la page native Clôture.

Un compte saisi ici doit **exister dans le plan comptable** : l'écran refuse un numéro
inconnu au lieu de l'enregistrer et de vous laisser découvrir, des semaines plus tard, que
plus rien n'est proposé à la liaison.

Videz un champ pour retirer le réglage. Rien n'est enregistré tant que vous n'avez pas
validé, et l'écran indique combien de modifications sont en attente.

### Les options

Les réglages de comportement du module natif : longueur d'affichage des comptes, date de
début de la liaison, désactivation de la liaison sur un domaine, lettrage, autoliquidation
de la TVA, réexport des écritures déjà exportées, et le **journal des à-nouveaux** que la
clôture d'exercice alimente. Ce dernier se saisit par son **code** (AN sur une
installation standard) : seul un journal actif de nature à-nouveaux est accepté.

Deux d'entre eux portent un **avertissement**, parce qu'aucun écran ne sait les défaire
automatiquement :

* **éteindre le lettrage** masque les codes déjà posés. Ils ne sont pas effacés, mais plus
  aucun écran ne les montre tant que l'option est éteinte. L'écran vous dit combien
  d'écritures sont concernées avant que vous ne le fassiez ;
* **changer la longueur des comptes** modifie l'affichage des écritures déjà passées.

### Les exercices comptables

Déclarez ici vos exercices : un libellé, une date de début, une date de fin. La grille
indique pour chacun le nombre d'écritures qu'il contient, combien ne sont pas encore
validées, et s'il est ouvert ou clos.

**Deux exercices ne peuvent pas se chevaucher.** Si vous déclarez une période qui recouvre
un exercice existant, l'écran vous le dit et nomme celui qui gêne. Dolibarr ne fait pas ce
contrôle : deux exercices couvrant le même jour rendraient toute clôture ambiguë.

Le libellé se corrige dans la grille, comme partout ailleurs. Et corriger un libellé ne
touche jamais au statut de l'exercice -- ce qui n'est pas le cas de l'écran natif, où la
même correction rouvre un exercice clos sans rien dire.

**Les dates, en revanche, ne se corrigent pas dans la grille.** Un exercice déclaré avec
de mauvaises bornes se redéclare, ou se corrige sur l'écran natif de Dolibarr.

### Clôturer un exercice

`Entrée` sur la ligne d'un exercice ouvre l'**assistant de clôture**. `Échap` le referme.

L'assistant commence par contrôler l'exercice, et sépare ce qui **bloque** de ce qui
mérite seulement un regard.

Bloquent la clôture :

* des **documents non transférés** en comptabilité sur la période (ventes, achats, notes
  de frais, banque) : le résultat serait incomplet ;
* des **lignes non liées** à un compte comptable ;
* un **grand livre déséquilibré** sur l'exercice ;
* une **pièce déséquilibrée** prise isolément. Ce contrôle-là mérite d'exister seul : deux
  erreurs opposées s'annulent dans un total, et une pièce fausse peut donc dormir dans un
  exercice qui, lui, s'équilibre ;
* l'**absence de l'exercice suivant**, ou un exercice suivant déjà clos : les à-nouveaux
  n'auraient nulle part où aller ;
* le **journal des à-nouveaux** ou les **comptes de résultat** (bénéfice, perte) non
  configurés, ou configurés sur un journal ou un compte désactivé depuis. Les trois se
  règlent dans le paramétrage, volets Comptes par défaut et Options -- ce sont les
  réglages natifs de la page Clôture de Dolibarr ;
* des **dotations aux amortissements non transférées** (module Immobilisations) : le
  résultat serait écrit sans sa charge d'amortissement ;
* un **compte dont le type de plan est inconnu** : la clôture sait classer les comptes
  des plans comptables **français** (le type porté par le plan, avec repli sur la classe
  du numéro). Sur un plan d'un autre pays, elle refuse nommément plutôt que de deviner
  un résultat ;
* un **grand livre plus précis que la configuration** : des écritures stockées avec plus
  de décimales que la précision configurée ne peuvent pas produire des lots équilibrés.

Avertissent sans bloquer : des écritures datées en dehors de tout exercice déclaré, un
compte d'attente ou des virements internes non soldés, des comptes mouvementés qui
n'existent plus au plan, et un **exercice antérieur encore ouvert**. Ce dernier mérite
d'être lu : clôturer 2031 avant 2030 absorbe les écritures de 2030 dans le résultat de
2031, et 2030 ne pourra plus être clôturé séparément. C'est le comportement voulu pour
absorber l'historique d'une installation qui n'a jamais clôturé -- pas pour sauter un
exercice par accident, et l'assistant le dit avant.

Quand rien ne bloque, l'assistant annonce le **résultat de l'exercice** (bénéfice ou
perte) et le nombre de lignes d'à-nouveaux qui seront écrites dans l'exercice suivant --
avant que vous ne vous engagiez.

**Ce que la clôture fait exactement.** Elle écrit d'abord deux lots d'écritures dans le
journal des à-nouveaux :

* l'**OD de résultat**, datée du dernier jour de l'exercice : une ligne par compte de
  gestion (classes 6 et 7) pour le solder, et une contrepartie unique sur le compte de
  résultat -- bénéfice ou perte selon le signe ;
* les **à-nouveaux**, datés du premier jour de l'exercice suivant : une ligne par compte
  de bilan non soldé, et une ligne **par compte auxiliaire** pour les comptes de tiers.
  La balance d'ouverture du nouvel exercice est ainsi exactement le bilan de l'exercice
  clos.

Elle valide ensuite toutes les écritures de l'exercice -- l'OD de résultat comprise --
puis marque l'exercice comme clos. La validation est le point important : c'est elle que
les écrans de Dolibarr respectent, donc c'est elle qui rend la clôture opposable même en
dehors de capcompta. Une écriture validée ne peut plus être ni modifiée ni supprimée.
Les à-nouveaux, eux, restent non validés dans l'exercice suivant, encore ouvert ; ils ne
sont pas modifiables pour autant depuis l'écran de saisie, puisqu'ils répondent de la
clôture qui les a produits.

Tant qu'une anomalie bloquante subsiste, le bouton de clôture reste inerte : corrigez, et
l'assistant se met à jour.

**Une limite à connaître sur le lettrage.** Les tiers sont repris **en solde par compte
auxiliaire**, pas pièce par pièce : dans le nouvel exercice, il n'est donc pas possible
de lettrer une facture de l'exercice clos avec son règlement encaissé après. La facture
reste dans l'exercice précédent, et l'à-nouveau ne porte qu'un solde par tiers. Lettrez
avant de clôturer ce qui doit l'être, ou laissez le solde du tiers porter l'information.

**L'affectation du résultat n'est pas automatique.** Le compte 120 ou 129 est repris tel
quel dans les à-nouveaux ; son affectation (vers le report à nouveau 110 ou 119) est une
décision d'assemblée générale, qui se saisit le moment venu en écritures diverses.

### Ce qu'un exercice clos refuse

Une fois l'exercice clos, capcompta refuse **toute** écriture datée dedans : saisie d'une
écriture diverse, correction, suppression, et transfert d'un journal dont la période
touche l'exercice. Le dernier jour de l'exercice en fait partie.

Un transfert sans période demandée couvre tout l'historique : il est donc refusé dès qu'un
exercice est clos. Donnez-lui une période, et il repart.

**Une limite à connaître** : ce refus vaut dans capcompta, pas sur les écrans natifs de
Dolibarr, où rien ne permet de s'accrocher à l'écriture d'une ligne comptable. Ce qui
protège partout, c'est la validation posée par la clôture.

### Rouvrir un exercice

Le même assistant propose de rouvrir un exercice clos, sans quoi une clôture prématurée
serait définitive.

La réouverture **supprime l'OD de résultat et les à-nouveaux** que la clôture avait
générés, puis retire la validation des écritures. C'est ce qui rend la clôture
**rejouable** : rouvrez, corrigez l'écriture oubliée, clôturez à nouveau -- les deux lots
sont régénérés à l'identique à partir du grand livre tel qu'il est.

**Lisez l'avertissement avant.** La réouverture retire la validation de toutes les
écritures de l'exercice, y compris de celles que quelqu'un aurait validées à la main
avant la clôture : rien, en base, ne permet de les distinguer.

Trois exceptions rassurantes : une écriture déjà **exportée** garde sa validation, un
exercice ne peut pas être rouvert si l'exercice suivant est clos -- rouvrez le suivant
d'abord --, et si l'OD de résultat ou les à-nouveaux ont déjà été **exportés** (dans un
FEC, par exemple), la réouverture entière est refusée : supprimer des écritures qui
figurent dans un fichier déjà transmis contredirait ce fichier.

Ce volet demande un droit Dolibarr distinct des autres (**Gérer les exercices
comptables**). Si votre profil ne le porte pas, le volet vous le dit et les quatre autres
restent accessibles.

## Reprendre une balance d'ouverture

Cet écran sert **une seule fois**, mais ce jour-là il vous fait gagner une journée : celui
où vous démarrez Dolibarr alors que l'entreprise, elle, tourne depuis des années. Vous
n'avez pas un historique à reprendre, vous avez une **balance arrêtée** -- celle de votre
ancien logiciel, ou celle que votre expert-comptable vous a envoyée -- et il faut qu'elle
devienne le point de départ de votre comptabilité Dolibarr.

Sans capcompta, le seul chemin est le module Import générique de Dolibarr et son mapping
de colonnes : cela fonctionne, sans le moindre contrôle comptable et sans clavier.

### Le déroulé, de haut en bas

L'écran suit l'ordre du travail.

1. **L'exercice d'accueil.** Choisissez l'exercice que cette balance ouvre. Les écritures
   seront datées de son **premier jour**. La liste indique, pour chaque exercice, s'il est
   clos et s'il porte déjà une balance.
2. **Le journal** d'à-nouveaux et une **référence** libre. Le journal proposé est celui
   que vous avez configuré pour la clôture ; seuls les journaux de nature à-nouveaux sont
   offerts, une balance n'ayant rien à faire dans un journal de vente.
3. **Le collage.** Le curseur est déjà dans la zone prévue à l'arrivée sur l'écran : un
   `Ctrl+V` suffit. Copiez la balance depuis votre tableur, ou collez un fichier CSV
   ouvert dans un éditeur de texte.
4. **Les colonnes.** capcompta les reconnaît et vous montre ce qu'il a compris, colonne
   par colonne : compte, compte auxiliaire, libellé, débit, crédit -- ou une seule colonne
   de **solde signé**, si c'est la forme de votre fichier. Chaque colonne se change dans
   une liste, et la grille se reconstruit aussitôt. Rien n'est deviné sans vous être
   montré.

   **Un cas mérite votre attention** : beaucoup de balances générales portent à la fois
   les **mouvements** de l'exercice (total débit, total crédit) et les **soldes** (solde
   débiteur, solde créditeur). capcompta retient les deux premières colonnes chiffrées,
   c'est-à-dire les mouvements. Les deux jeux s'équilibrent, donc aucun contrôle ne peut
   les distinguer : c'est à vous de désigner les colonnes de **soldes** si c'est celles-là
   que vous reprenez. C'est exactement pour ce genre de cas que l'affectation est affichée
   et modifiable avant tout envoi.
5. **La grille.** Les lignes s'affichent comme partout ailleurs dans capcompta, et se
   **corrigent sur place** : un numéro de compte, un libellé, un montant. `Ctrl+Suppr`
   retire une ligne. Vous n'avez pas à retourner dans le tableur.
6. **Contrôler**, puis **Charger**.

### Ce que le contrôle regarde

Le bouton **Contrôler** n'écrit rien et peut être rejoué autant de fois que nécessaire ;
`Ctrl+S` fait la même chose depuis n'importe où. Il vous dit, en clair :

* **les comptes que votre plan comptable ne connaît pas**, ou qui sont désactivés --
  **toutes** les lignes fautives d'un coup, avec le message posé sur la ligne concernée.
  Sur un fichier de trois cents lignes, c'est la différence entre corriger en une passe et
  recommencer dix fois ;
* **les numéros ramenés à ceux de votre plan.** Votre ancien logiciel exporte souvent
  `401000` là où le plan comptable stocke `401`. capcompta fait le rapprochement tout
  seul, et vous **dit** lesquels il a ajustés : les lignes affichées après le contrôle
  sont exactement celles qui seront écrites ;
* **un exercice clos**, ou qui porte **déjà** une balance, ou qui porte déjà les
  à-nouveaux écrits par la clôture de l'exercice précédent. Ce dernier cas est le plus
  important : charger une balance par-dessus un report existant compterait les soldes deux
  fois ;
* **les comptes soldés** de votre fichier, écartés du chargement : une ligne à 0,00 des
  deux côtés n'a rien à écrire, et le FEC les écarte de toute façon. Le nombre est affiché,
  rien n'est retiré en silence ;
* **les écritures déjà présentes** avant l'exercice d'accueil. C'est la façon la plus
  discrète de compter deux fois : si votre grand livre porte déjà l'historique que cette
  balance résume, la première clôture additionnera les deux ;
* **les comptes de charges et de produits** qui figurent dans votre fichier. Ce n'est pas
  une erreur -- c'est le signe que la balance a été arrêtée en **cours** d'exercice, ce qui
  est fréquent lors d'une migration -- mais il vaut mieux le savoir, car le résultat de la
  première clôture en tiendra compte ;
* **un compte qui apparaît sur plusieurs lignes**, et le fait que l'exercice porte déjà des
  écritures.

### L'écart d'arrondi

Une balance venue d'ailleurs tombe rarement juste au centime. Le pied d'écran affiche
l'écart en permanence, et **le chargement reste fermé tant qu'il n'est pas nul** :
capcompta n'ajoute jamais de contrepartie de son propre chef.

Une touche, `F8`, ajoute la ligne qui manque sur votre **compte d'attente** (celui que le
paramétrage désigne, en général le 471). Vous la voyez, vous pouvez la modifier ou la
supprimer, et ce qui part au grand livre est ce que vous avez sous les yeux. Au moment de
clôturer, capcompta vous rappellera que ce compte d'attente n'est pas soldé : c'est
exactement le rappel qu'il faut.

### Le chargement

**Charger la balance** n'est proposé qu'après un contrôle réussi **sur les lignes telles
qu'elles sont** : si vous corrigez une ligne après coup, le bouton se referme et l'écran
vous demande de recontrôler. `F9` charge directement la balance que le contrôle vient
d'approuver.

Le résultat est un **seul mouvement**, daté du premier jour de l'exercice, dans le journal
d'à-nouveaux. Il apparaît au grand livre et à la balance comme n'importe quelle écriture,
et `Entrée` sur une de ses lignes ouvre la fiche de l'exercice dont elle répond.

### Corriger après coup

Tant qu'aucune ligne de la balance chargée n'a été **validée**, **exportée** ni **lettrée**,
le bouton **Supprimer la balance chargée** la retire en entier -- après une confirmation,
parce que c'est un geste destructeur. Vous corrigez votre fichier, vous le recollez, vous
rechargez.

Trois refus, et chacun a sa raison : une écriture validée ou exportée est figée pour tout
le module ; une ligne **lettrée** emporterait la moitié de son groupe de lettrage, et
l'autre moitié garderait un code auquel plus rien ne répond -- délettrez d'abord depuis le
grand livre ; et si l'exercice **suivant** a été clôturé, son résultat et ses à-nouveaux ont
été calculés sur cette balance : rouvrez-le avant.

Passé ce point, la correction se fait par une écriture diverse.

### Ce que la première clôture en fera

Rien de particulier, et c'est voulu : la balance chargée est une écriture comme une autre.
Quand vous clôturerez ce premier exercice, ses soldes seront repris dans les à-nouveaux de
l'exercice suivant, **une seule fois**, mêlés aux mouvements de l'année.

### Une limite à connaître

Les comptes de tiers sont repris **par compte auxiliaire**, avec leur solde -- pas au
détail des factures impayées. Conséquence pratique : une facture émise dans votre ancien
logiciel ne pourra pas être lettrée avec le règlement que vous encaisserez dans Dolibarr.
Le solde du client reste juste, c'est le rapprochement pièce à pièce qui n'est pas
possible. Si ce lettrage vous importe, saisissez les factures non soldées une à une en
écritures diverses plutôt que leur solde.

## Rapprocher le FEC de votre expert-comptable

Voici le cycle que vous connaissez : en fin d'exercice, vous envoyez votre FEC au cabinet.
Il passe ses écritures de révision -- amortissements, provisions, charges à payer, impôt
sur les sociétés, soldes de comptes d'attente -- et vous renvoie son fichier. Jusqu'ici,
Dolibarr savait exporter mais pas se remettre à jour : il fallait ressaisir à la main en
lisant un fichier de dix-huit colonnes, ou renoncer. Et si on renonce, le grand livre de
Dolibarr ne correspond plus à la liasse déposée.

Cet écran compare son fichier au vôtre et vous propose d'ajouter ce qui manque.

### Le déroulé, de haut en bas

1. **La période, le journal et le format**, exactement comme sur l'écran d'export.
2. **Le format doit être le même que celui que vous avez envoyé au cabinet.** C'est le
   piège numéro un : FEC et FEC2 ne diffèrent que par deux colonnes de date inversées, et
   comparer l'un à l'autre ferait remonter *toutes* vos lignes comme modifiées. L'écran
   vous le rappelle juste sous le sélecteur.
3. **Le fichier** renvoyé par le cabinet. Peu importe qu'il soit en UTF-8 ou dans un vieil
   encodage, séparé par des tabulations, des points-virgules ou des barres verticales, que
   ses montants s'écrivent avec une virgule ou un point, ou qu'il utilise les colonnes
   Débit et Crédit plutôt que Montant et Sens : les deux présentations sont légales et les
   deux sont lues.
4. **Comparer.** Rien n'est écrit à cette étape, et surtout **rien n'est verrouillé** :
   consulter un écart ne gèle jamais vos écritures.

### Ce que la comparaison vous montre

Le bandeau résume tout : combien de lignes de chaque côté, combien sont identiques, et
combien de mouvements le cabinet a ajoutés. En dessous, quatre catégories, et il est utile
de comprendre pourquoi elles sont séparées.

* **Les mouvements à ajouter.** Ce sont les écritures de révision du cabinet. C'est la
  seule catégorie que vous pouvez écrire, et c'est l'essentiel de ce que vous attendez de
  cet écran.
* **Les mouvements partiellement présents.** Une partie de leurs lignes existe déjà chez
  vous. Ils ne sont pas proposés, et pour une bonne raison : n'écrire que le reste
  donnerait un mouvement déséquilibré. Si vous devez vraiment les passer, faites-le en
  écritures diverses.
* **Les lignes reformulées.** Même journal, même date, même compte, même montant, mais un
  libellé ou un numéro de compte écrit autrement. Ce sont des lignes que le cabinet a
  **conservées**, simplement réécrites. Elles ne sont pas proposées, et c'est délibéré :
  les ajouter vous donnerait deux fois la même écriture.
* **Les lignes absentes de son fichier.** Elles existent chez vous et pas chez lui. **Rien
  n'est supprimé ici.** Un FEC est un journal, pas un état : si le cabinet a corrigé un
  montant, la bonne réponse est une écriture de correction passée en écritures diverses,
  qui garde la trace de l'écart. C'est précisément ce qu'un contrôle fiscal regarde.

### Écrire les mouvements

Dans la grille, `Espace` coche une ligne, `Ctrl+A` les prend toutes, et `Ctrl+S` écrit ce
qui est coché. Une confirmation vous demande d'accepter, parce que cela écrit dans votre
comptabilité.

Ce qui est écrit l'est en **écritures diverses ordinaires**. Vous pouvez donc les corriger
ou les supprimer une par une depuis l'écran des écritures diverses, exactement comme si
vous les aviez tapées vous-même.

Une fois écrits, ces mouvements ne sont plus un écart : la comparaison se relance toute
seule et ne les propose plus. Vous pouvez donc utiliser l'écran deux fois de suite sans
craindre d'écrire deux fois la même chose.

### Trois choses à savoir

**Faites le rapprochement avant de clôturer.** Si vous clôturez d'abord, l'écriture de
résultat et les à-nouveaux sont calculés sur des chiffres que le cabinet a depuis
modifiés. Il faudrait alors rouvrir l'exercice et régénérer.

**Ce qui est visé, c'est l'égalité des soldes par compte**, et par compte auxiliaire pour
vos clients et fournisseurs. C'est ce qui décide de votre bilan et de votre liasse. Les
numéros de pièce, les accents des libellés et le lettrage, eux, resteront différents des
siens : ce sont des détails de forme, et vouloir les aligner n'apporterait rien.

**Seul le format FEC est lu.** Si votre cabinet vous renvoie un fichier propre à son
logiciel (Quadratus, Coala, ISACOMPTA), demandez-lui un FEC : c'est un format
réglementaire, tous les logiciels comptables savent le produire.

## Rapprocher le compte bancaire

C'est le travail le plus fréquent de la comptabilité, et le dernier qui restait sur les
écrans natifs de Dolibarr. Vous avez votre relevé sous les yeux, papier ou PDF, et vous
pointez ce que la banque confirme.

### Le déroulé, de haut en bas

1. **Le compte bancaire**, en haut à gauche. S'il apparaît barré d'un message, c'est que
   Dolibarr lui-même refuse de le rapprocher : rapprochement désactivé sur sa fiche,
   compte de caisse, ou compte clôturé. Le message vous dit lequel des trois.
2. **Le nom du relevé** (`F2`). Prenez une forme qui se classe toute seule, comme
   `2026-07` : c'est ce qui vous permettra de retrouver vos relevés dans l'ordre.
3. **Le solde de fin imprimé sur le relevé** (`F3`). Tapez-le tel que vous le lisez,
   virgule ou point, avec ou sans espaces : `1 234,56` et `1234.56` sont compris de la
   même façon. Un solde négatif se tape avec son signe moins.
4. **Cochez les lignes** que le relevé confirme : `Espace` coche, `Ctrl+A` prend tout.
5. **Regardez le pied de l'écran.** Il porte trois chiffres et c'est là que tout se joue :
   le solde déjà pointé, le montant de ce que vous venez de cocher, et le solde que vous
   obtiendrez. À côté, **l'écart** avec le solde du relevé. Quand il tombe à zéro, l'écran
   écrit "Le relevé tombe juste".
6. **`Ctrl+S` pointe la sélection.** Les lignes pointées quittent la liste, et le
   compte-rendu vous dit combien.

### Si vous vous êtes trompée

`F4` fait tourner le filtre : à pointer, pointées, toutes. Passez sur "pointées",
sélectionnez la ligne de trop et faites `Ctrl+U` : elle revient dans la liste à pointer et
son nom de relevé est effacé.

Un refus est possible, et il est voulu : **une ligne dont l'écriture comptable est validée
ou déjà exportée ne peut plus être dépointée.** Le pointage est ce qui empêche Dolibarr de
supprimer une ligne de banque ; le retirer sur une écriture figée ouvrirait la porte à une
suppression qui laisserait votre comptabilité pointant dans le vide.

### Le volet des relevés

`F8` ouvre la liste des relevés déjà pointés sur ce compte : combien de lignes, quelle
période, quel montant, et le **cumul** relevé après relevé. Les relevés y sont classés par
date et jamais par leur nom, ce qui évite un piège classique -- un relevé nommé `10` se
range après le `9` et pas avant, comme il se doit.

Le volet indique aussi combien de lignes ne sont rattachées à aucun relevé : c'est ce
qu'il vous reste à traiter.

### Trois choses à savoir

**Pointer n'écrit rien dans votre comptabilité.** Le pointage dit "la banque confirme cette
opération", pas "cette opération est comptabilisée". Le passage au grand livre se fait par
le transfert du journal de banque, sur l'écran des journaux, et il ne regarde pas le
pointage. Les deux travaux sont indépendants et vous pouvez les faire dans l'ordre que vous
voulez.

**Le solde du relevé que vous tapez n'est pas conservé côté serveur.** Il ne sert qu'à
calculer l'écart pendant que vous pointez. Il reste dans votre navigateur, avec le nom du
relevé, donc vous le retrouvez si vous allez consulter un solde ailleurs et que vous
revenez. Ce qui est réellement enregistré, c'est le pointage de chaque ligne et le nom du
relevé auquel elle appartient -- exactement ce que les écrans natifs enregistrent.

**Une ligne déjà pointée sur un autre relevé est refusée.** Si vous cochez par erreur une
ligne qui appartient au relevé du mois précédent, l'écran refuse le lot entier et vous le
dit. Dépointez-la d'abord si elle a vraiment changé de relevé : cela évite qu'un relevé
déjà bouclé change de total sans que personne s'en aperçoive.

### Ce que cet écran ne fait pas

Il pointe et dépointe, rien d'autre. **Créer, modifier ou supprimer une ligne de banque**,
gérer les catégories, les bordereaux de chèques ou les dates de valeur reste sur les écrans
de Dolibarr -- ce sont des opérations de trésorerie, pas de comptabilité.

Il n'y a pas non plus de **pointage automatique**. Deviner qu'une ligne de 150,00 euros
correspond à telle autre de 150,00 euros aboutit tôt ou tard à un pointage faux, et un
pointage faux ne se voit pas : le total tombe juste quand même.

### Joindre les pièces justificatives

Une case "joindre les pièces justificatives" produit, au lieu du seul fichier, une
**archive ZIP** contenant le FEC et le PDF de chaque facture client, facture fournisseur et
note de frais de la période. Chaque PDF y porte le **numéro d'écriture** de sa ligne, sur
huit chiffres : la pièce 42 devient `00000042.pdf`. C'est ce nommage qui permet à un
vérificateur de retrouver le justificatif d'une ligne du FEC.

**Avant de produire quoi que ce soit, l'écran vous dit ce que l'archive contiendra** :
combien de justificatifs ont été trouvés sur combien d'attendus, et **la liste de ceux qui
manquent**, avec leur numéro de pièce et leur référence.

Un justificatif manquant **ne bloque pas** l'export. C'est voulu : une facture émise avant
votre passage à Dolibarr n'aura jamais de PDF, et refuser rendrait l'archive impossible à
produire. Mais vous ne pouvez plus envoyer une archive incomplète en la croyant complète --
et si un PDF manque simplement parce qu'il n'a jamais été généré, vous savez lequel aller
chercher.

Deux limites à connaître :

* seules les **factures et notes de frais** ont un justificatif dans Dolibarr. Une écriture
  de banque ou une écriture diverse n'en a pas, et elle n'est donc pas comptée comme
  manquante ;
* le PDF doit exister sous le nom que Dolibarr lui donne. Un document généré avec un modèle
  qui le nomme autrement ne sera pas trouvé, et sera signalé comme manquant.

## Lire ses états comptables

Trois états dans un seul écran, `F4` passe de l'un à l'autre.

### Le compte de résultat

Vos charges et vos produits sur la période, groupés par sous-classe (60 achats, 61
services extérieurs, 64 charges de personnel...), et le résultat en toutes lettres :
"Bénéfice de 12 480,55" ou "Perte de ...". Les deux colonnes sont affichées en positif,
comme sur un compte de résultat imprimé.

`Entrée` sur un compte ouvre son grand livre sur la même période : c'est ainsi qu'on
répond à "pourquoi ce poste a-t-il doublé ce mois-ci".

### Le bilan

L'actif et le passif, par masses. Le **résultat de la période y figure sur sa propre
ligne, au passif**, et l'écran le nomme "non encore écrit au compte 120 ou 129" : tant que
vous n'avez pas clôturé, ce résultat n'existe pas encore comme écriture, mais il fait
partie de vos capitaux propres. Sans cette ligne, le bilan ne tomberait jamais juste.

Le pied vous dit si le bilan s'équilibre. S'il annonce un écart, ce n'est pas l'écran qui
se trompe : c'est votre grand livre qui est déséquilibré sur la période, et la clôture le
refusera aussi.

**Ce n'est pas une liasse fiscale.** Une liasse reclasse les créances selon leur échéance,
sépare les provisions et compense certains comptes. C'est le travail de votre
expert-comptable, et il le fait à partir du FEC que vous lui envoyez. Cet écran vous dit
où vous en êtes ; il ne remplit pas de formulaire.

### Les groupes de rapport

Dolibarr sait construire des états personnalisés à partir de **groupes de comptes** que
l'on paramètre : on décide que tel ensemble de comptes forme "Achats de marchandises", et
on peut même ajouter des lignes calculées par formule.

Deux choses à savoir, et la seconde est la raison d'être de cet onglet :

**Dolibarr en livre trois et n'y rattache aucun compte.** Sur une installation neuve,
l'onglet est donc vide et vous le dit. Le rattachement se fait sur l'écran natif, vers
lequel un lien vous emmène.

**Un compte rattaché à aucun groupe est absent de l'état.** C'est le piège de ce type de
rapport : le total reste plausible, rien n'a l'air faux, et il manque pourtant un compte.
L'écran natif ne le signale pas ; celui-ci affiche en tête combien de comptes sont dans ce
cas et pour quel montant. Tant que ce bandeau est là, l'état est incomplet.

## Réviser un exercice, compte par compte

Les autres écrans sont organisés par tâche : lier, transférer, lettrer, exporter. Quand
vient le moment de vérifier un exercice, ce découpage ne vous aide plus, parce qu'une
révision ne se fait pas par tâche. Elle se fait **compte par compte**, et la question est
toujours la même : ce compte est-il juste, et l'ai-je déjà regardé ?

C'est ce que fait cet écran. Vous choisissez un exercice, et vous obtenez la liste de tous
vos comptes mouvementés, groupés par classe.

### Les trois exercices côte à côte

Pour chaque compte, l'écran affiche le solde de l'exercice que vous révisez, celui de
l'année précédente et celui d'avant, avec la **variation** en valeur et en pourcentage.

C'est ce qui remplace le réflexe "j'ouvre le grand livre, je note, j'ouvre l'an dernier, je
soustrais". Un poste de charges qui double d'une année sur l'autre se voit immédiatement ;
un compte qui était mouvementé l'an dernier et ne l'est plus apparaît quand même, avec un
solde à zéro et sa variation négative, parce que c'est exactement le genre de chose qu'une
révision doit attraper.

Le volet de droite reprend ces chiffres pour le compte sous votre curseur, et il **suit le
curseur** : vous n'avez rien à ouvrir ni à refermer.

Quand un compte n'existait pas l'année précédente, le pourcentage affiche un tiret plutôt
qu'un chiffre. Ce n'est pas un oubli : un compte parti de zéro n'a pas de taux de
croissance, et afficher 100 % serait un chiffre inventé que rien ne distinguerait d'un
chiffre mesuré.

Les variations importantes sont mises en gras. Elles ne sont **pas** colorées en vert et
rouge, et c'est volontaire : un compte de produits a un solde créditeur, donc négatif, et
la même couleur voudrait dire l'inverse selon le compte. Vous seule savez si une hausse est
une bonne nouvelle.

### Se souvenir de ce que vous avez déjà regardé

Chaque compte porte un état, que la **barre d'espace** fait tourner :

| État | Ce qu'il veut dire |
|---|---|
| À revoir | Personne ne l'a encore regardé |
| Vérifié | Les chiffres ont été regardés |
| Révisé | Le compte a été revu et justifié |
| Supervisé | Une deuxième personne l'a validé |

Un tour complet ramène le compte à "à revoir" : un état posé par erreur se défait à la même
touche. L'avancement est affiché en permanence, globalement et pour chaque classe, et il se
met à jour à chaque frappe.

Deux autres touches complètent le tableau :

- **`p`** lève ou baisse un **point en suspens** sur le compte. C'est le "il faudra y
  revenir" : le compteur du haut vous dit combien il en reste ;
- **`n`** ouvre la **note** du compte. Vous y écrivez ce que vous voulez, `Ctrl+Entrée`
  l'enregistre, `Échap` abandonne. Un compte qui porte une note est marqué dans la grille,
  donc vous les retrouvez d'un coup d'oeil.

Tout cela est enregistré **par exercice** : avoir révisé le 606 en 2036 ne dit rien de 2037.

### Ne voir que ce qui reste à faire

Un plan comptable réel porte plusieurs centaines de comptes, et la plupart ne méritent pas
un second regard. Deux touches rendent la liste praticable :

- **`F2`** masque les **comptes soldés**, ceux dont le solde de l'exercice est à zéro ;
- **`F3`** masque les **comptes déjà revus**, quel que soit leur état.

En les combinant, il ne reste à l'écran que ce sur quoi vous n'avez pas encore statué.
L'écran vous dit toujours **combien de comptes il masque** : une liste rétrécie qui ne dit
pas qu'elle l'est, c'est le meilleur moyen d'oublier un compte pendant un an.

`F4` replie ou déplie toutes les classes d'un coup, et `/` place le curseur dans la
recherche, qui filtre sur le numéro comme sur le libellé.

### Descendre dans le détail

`Entrée` sur un compte ouvre son **grand livre**, borné à l'exercice que vous révisez. De
là, `Entrée` sur une ligne ouvre la pièce d'origine. C'est le chemin habituel, et le retour
vous ramène exactement où vous étiez.

### Ce que cet écran ne fait pas

Il **annote, il ne corrige pas**. Aucune écriture n'est créée, modifiée ni supprimée
depuis cette page. Quand la révision révèle une erreur, la réponse comptablement propre est
une écriture de correction saisie en **Écritures diverses** : elle laisse une trace, alors
qu'une ligne réécrite n'en laisse aucune.

Il ne reventile pas non plus une ligne d'un compte vers un autre. Une écriture issue d'un
transfert répond d'une facture, et la déplacer ferait diverger votre grand livre de vos
documents. Là encore, la sortie est une écriture de correction.

Enfin, il est annoté par les personnes qui ont le droit de **créer des écritures**. Si vous
avez seulement le droit de lecture, vous voyez tout l'écran, les comparatifs compris, mais
la barre d'espace vous répond que l'annotation vous est fermée.

## Ce que capcompta refuse toujours

Une écriture **validée** ou **déjà exportée** ne peut être ni modifiée ni supprimée
depuis capcompta. Le message est explicite quand vous tentez l'opération. C'est
volontaire : ces écritures sont figées, et le module applique cette règle même sur les
chemins où le moteur natif ne la contrôle pas lui-même.

Le **lettrage** fait exception : il reste possible sur une écriture validée ou exportée,
comme sur les écrans natifs. Refuser reviendrait à rendre le lettrage impossible sur tout
exercice déjà transmis, ce qui est précisément l'exercice qu'on lettre.

## Ce qui reste sur les écrans natifs

Ces fonctions ne sont pas encore reprises dans capcompta. Elles restent disponibles et
pleinement utilisables dans le menu **Comptabilité** de Dolibarr, en parallèle de
capcompta et sur les mêmes données :

* **Les autres formats d'export**. capcompta ne sert que le FEC ; les quelque dix-huit
  formats destinés à des logiciels de cabinet (Cegid, Sage, Quadratus, Ciel...) restent
  sur l'écran natif.
* **Suppression** d'un compte comptable ou d'un journal, et **changement du plan
  comptable actif** : capcompta désactive plutôt que de supprimer, et le choix du modèle
  de plan se fait à la mise en service.
* **Validation des écritures** par période libre (la clôture d'un exercice, elle, se fait
  dans capcompta). Le **rapprochement bancaire**, lui, se fait désormais dans capcompta
  (section ci-dessus) ; restent au natif la création et la suppression de lignes de
  banque, les catégories et les bordereaux de chèques.
* **La liasse fiscale et les déclarations**. Le **compte de résultat** et le **bilan par
  masses** se lisent désormais dans capcompta (section ci-dessus), mais la liasse CERFA,
  les soldes intermédiaires de gestion et les déclarations restent au natif et à votre
  expert-comptable.
* **Import d'écritures** au sens large : un FEC entier, un fichier au format libre. La
  **reprise d'une balance d'ouverture**, elle, se fait dans capcompta (section ci-dessus).

Travailler en alternance entre capcompta et les écrans natifs ne pose aucun problème :
les deux interfaces lisent et écrivent dans les mêmes tables comptables.
